INTRODUCTION:
Je commence ce témoignage par me présenter à ceux ou celles qui ne me connaissent pas. Je m'appelle Youhanna ABADIR, né le 07/12/1963, d'une famille de huit enfants, quatre filles (une est décédée à l'âge de douze ans) et quatre garçons dont je suis l'avant dernier, orphelin de père depuis l'âge de trois ans, et de mère depuis l'âge de dix-huit ans.
Ordonné prêtre copte catholique du diocèse d'Alexandrie le 29/06/1988, venu en France en Juillet 1991. Actuellement Aumônier des soeurs missionnaires du Saint-esprit et étudiant à l'institut catholique de Paris, en vue d'obtenir un doctorat en théologie dont le thème est " soufisme musulman et mystique chrétienne, étude comparée en vue d'un dialogue islamo/chrétien".
C'était en 1975, à la fin de l'Année scolaire, je rentre du petit séminaire pour passer les vacances d'été, quand je découvre une bosse au bas de mon dos sur le coté droit. Après une analyse et des longues recherches, les médecins affirment " une tuberculose à la colonne vertébrale " qui a commencé à détruire la septième vertèbre dorsale; résultat, il faut me mettre dans une chemise en plâtre pour protéger la colonne vertébrale, et suivre un traitement qui arrête la tuberculose. Cela a duré deux ans, pendant lesquels le père Gabriel, vicaire générale d'Alexandrie, m'a demandé de sortir du séminaire et de me reposer, c'était dur pour moi d'accepter cette décision, mais j'ai lutté on étudiant à l'hôpital et chez moi pour ne pas perdre mon année scolaire.
Ensuite je commence une vie normale en faisant du sport (j'aime bien le football et le ping-pong), et des activités paroissiales jusqu'en 1990 quand j'ai commencé a avoir des problèmes respiratoires. Je ne pensais pas voir un médecin, mais c'est à la suite du conseil de Mgr. SALAMA, que je suis allé le voir en Mai 1991. Après une consultation, le médecin de l'hôpital italien affirme que la cause est la déformation de la colonne vertébrale, et il n'y a pas de solution en Égypte, en me conseillant de consulter les médecins en France.
En juillet 1991 j'arrive en France pour passer un mois de vacance en ayant un service à la Basilique du Sacré cœur, pour couvrir les frais du voyage. J'ai commencé mes consultations par le professeur JUDET à la clinique de Jouvenet, qui envisage une opération mais a voulu me revoir avec le professeur MAZEL en fin Août.
Il faut dire qu'à cette époque, je ne connaissais pas encore des médecins, mais grâce à Dieu et au père Fadel SIDAROS que j'ai connus le professeur JUDET.
Avant la date de cette consultation, une amie m'a conseillé d'aller à Berck sur mer (un grand centre hospitalier répondant à ces interventions), et après une consultation, analyses et radios, et même décidé le jour de l'intervention, je me suis dit c'est loin, et j'ai préféré être opéré à Paris.
Il faut dire aussi que je n'avais ni argent ni lieu d'habitation, que faire ? J'ai parlé avec le père HAZMANN recteur de la Basilique qui m'a donné le bon conseil "Ton Patriarche devra écrire au Cardinal Archevêque de Paris, pour que le Diocèse te prenne en charge et t'inscrive à la sécurité sociale".
La grâce de Dieu a fait que le Patriarche soit de passage à Paris et il a accepté de faire cette démarche, ensuite je suis parti en Italie avec des amis en voiture pour passer trois semaines des vacances, revenant d'Italie une amie me prête son studio en attendant de voir les médecins.
La visite du médecin était dure, car il affirme une opération grave " Tu dois être opéré le plus tôt possible, ou / et tu risques une paralysie", j'ai décidé d'être opéré et j'ai commencé les préparatifs de l'intervention c'est à dire faire des radios, scanner, IRM, une autotransfusion de sang, c'était le père MAKSOUD directeur de l'Œuvre d'Orient qui m'a aidé à payer tout cela avant que j'aie la carte de sécurité sociale ; l'opération était prévue le 20 / 01 / 1992. Qu'est ce que je fais ? Où j'habiterais ? grâce à Dieu le Cardinal LUSTIGER a accepté la demande du Patriarche, et je suis allé rencontrer Mgr Vingt-trois qui m'a envoyé habiter chez les pères Lazaristes au 95 rue de Sèvres, où on payait 22O,00 FF par jour, voilà une chose de réglée.
Vient la question des visas qui se termine fin Septembre, qui a été réglée, aussi par la grâce de Dieu et la demande du chirurgien auprès de la préfecture.
Début Octobre 1991, je trouve le temps long et que je suis à la charge de l'archevêché, donc je m'engage à deux choses, faire des études et travail pastoral, là aussi avec la grâce de Dieu, j'ai commencé ma première année de maîtrise et le travail à la paroisse St. Philippe du Roule.
Je suis entré à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière le 16 / 01 /1992, opéré le 20/ 01 /1992, sorti le 04 / 02 /1992 pour passer un mois de convalescence, chez les soeurs bénédictines de l'Abbaye de ND de Jouarre, en ayant à la colonne vertébrale douze vis et deux plaques, et un corset pour cinq mois.
Le 02 /3 /1992 je rentre à Paris pour reprendre la vie normale mais avec prudence, je pouvais tout sauf courir.
Fin Juin 1992, un autre problème se pose, c'est que j'aurais voulu rentrer en Égypte pour revoir la famille, mais c'était impossible car j'avais une carte de séjour provisoire pour des soins médicaux, qui ne me permet pas de revenir en France si je l'a quitte. Je devais changer mon statut d'un malade à un étudiant, mais je n'avais pas un visa de long séjour pour avoir une carte de séjour d'étudiant, donc je devais repartir et présenter mon dossier au consulat français d'Égypte, et attendre (?). Dieu a voulu que je rencontre M.THORAVAL, paroissien à St. Philippe du Roule, qui est intervenu pour que mon dossier soit accepté à Paris, et j'ai eu ma carte de séjour d'étudiant, et je ne sais pas comment je suis devenu comme un membre de sa famille.
En Septembre 1992 je quitte la paroisse St. Philippe du Roule pour être Aumônier des sœurs missionnaires du St. Esprit dites les spiritaines, conseiller spirituel d'END à St. Germain en Laye et le Patriarche me nomme vicaire de la paroisse copte catholique à Paris, dont j'ai pris mes fonctions après une visite d'une semaine à Londres.
En Octobre 1992 je commence l'année scolaire, qui est couronnée par un mémoire de maîtrise dont le thème est "de la déification du chrétien à la déification de l'homme", soutenu en Juin 1993. Cette réussite m'a donné le courage de demander aussi à faire une thèse de doctorat en même temps que je ferais mes soins.
J'avais toujours mal au dos à cause des vis et des plaques malgré l'éfferalgan codéine que je prenais pour calmer les douleurs, de ce fait, on a décidé après une visite médicale au mois de Juin 1993 de retirer le matériel qui faisait mal le 15 / 9 / 1993. Entre temps je suis allé en Allemagne pour apprendre l'allemand pendant deux mois, où j'étais accueilli gratuitement par M. et Mme NIEMANN.
Je rentre à la clinique Jouvenet le 15/ 9 /1993, en croyant à la simplicité de l'intervention, ayant déjà organisé la rentrée scolaire, mais il faut croire que les voies du Seigneur ne sont pas celles des hommes. Ce jour du 16/9 /1993, j'étais opéré deux fois, le matin et l'après midi ! Oui deux opérations avec deux anesthésies, car après la première j'ai eu un hématome qui a comprimé la moelle épinière, et je ne sentais plus mes deux jambes, donc retour au bloc opératoire pour évacuer l'hématome et libérer la moelle épinière. Je commence à sentir ma jambe gauche et la bouger, mais la droite est restée un peu paralysée.
Le 29 / 9 / 1993, M. MAZEL m'envoie au centre de rééducation fonctionnelle à Granville; c'est Madame SAVEY Yvette qui vient me chercher en Ambulance, et depuis elle est devenue comme une mère pour moi. Ma santé progressait pendant les trois premières semaines et après j'ai commencé à régresser. Je rentre à Paris le 27 / 11 / 1993 avec deux cannes anglaises pour reprendre les études et continuer la rééducation à la Châtaigneraie.
Le 13 / 12 / 1993, cinq jours après mon trentième anniversaire, je suis devenu paraplégique et j'ai commencé à utiliser un fauteuil roulant ; ce même jour je suis allé voir M. MAZEL qui a été surpris de me voir dans cet état et il m'a demandé de faire en urgence un IRM et le voir le jour même c'est à dire le 16 / 12 / 1993 en consultation privée.
Ce jour là, Dieu m'a donné beaucoup de force et de courage pour écouter ce que me disait M. MAZEL, "mon père, je sais bien que vous êtes un homme de foi, je suis désolé de vous dire que vous ne marcherez pas !! Car ce qui devait arriver il y a deux ans est arrivé, nous avons seulement gagner du temps ".
Après un temps de silence je demande des explications qui n'ont pas tardé à être dites " votre colonne vertébrale n'a pas supporté le poids du corps après l'enlèvement du matériel, donc les vertèbres se sont tassées l'une sur l'autre, et ont comprimé totalement votre moelle épinière, donc le résultat est une paralysie totale des membres inférieurs ".
Plus que la perte de la motricité des deux jambes, j'avais commencé aussi à perdre la sensibilité et le contrôle urinaire; que faire pour garder ce qui reste ? C'était la question que je posais à M. MAZEL " comme il n'y a pas d'espoir que vous marcherez, je ne vous conseille pas une autre intervention, mais si on laisse la situation telle quelle est, on va perdre petit à petit le reste qui fonctionne. Pour cela je vous propose une opération qui a un grand risque vital, ainsi qu'un risque de paralysie qui peut atteindre les membres supérieurs, c'est à dire les bras. Cette opération consiste à enlever quatre vertèbres et remettre d'autres en plastique en passant par le devant coté du coeur. Je lui ai demandé de me mettre cela par écrit et de me laisser le temps de réfléchir, et on a pris rendez-vous pour le 28 / 12 / 1993.
Je ne dis pas que c'était facile, mais j'ai commencé à me préparer pour une nouvelle vie, à réfléchir sur la question de l'opération qui ne va pas ajouter grande chose à mon état, je suis paralysé et je le resterai, pourquoi donc risquer sa vie pour un rien ? Mais il ne faut jamais baisser les bras. Malgré toute la confiance que j'ai pour M. MAZEL, j'ai commencé mes recherches pour consulter d'autres médecins, mais comme les grands professeurs se connaissent entre eux, c'était délicat d'accepter de me voir.
C'est avec la grâce de Dieu et l'aide de Madame TOUZÉ et M. BADELON médecin Chef du centre de rééducation de Granville que j'ai pu voir le professeur SAYAN en consultation le 24 / 12 / 1993 qui me demande de faire une radio exigeant une journée d'hospitalisation, mais il n'y avait pas de possibilité avant le 31 / 12 / 1993.
Le 28 / 12 / 1993 j'ai rencontré le professeur MAZEL comme prévu qui savait que j'ai consulté le professeur SAYAN donc il me dit " puisque vous avez vu M. SAYAN, chez qui pensez-vous être opéré si l'opération a lieu ? " J'ai répondu que c'est vous, et il m'a remercié pour cette confiance et m'a demandé de voir les radios toute suite après le résultat.
Le 29 / 12 / 1993 madame TRESCKA une personne de l'END que j'accompagne, vient me voir après tant de rendez-vous annulés, et elle me bénit avec l'huile qui suinte de l'icône de Marie porte du ciel en m'en laissant un petit flacon.
Le 31 /12 / 1993 j'ai fait la radio et ensuite on me transporte à l'hôpital Suisse, en même temps que soeur Michèle fait voir les radios à M. MAZEL à la clinique de la porte de Choisy, là où M. MAZEL est devenu chef du service chirurgical; à 18h les soeurs reçoivent un fax de M. MAZEL et me l'envoie à l'hôpital avec soeur Paulette, dans ce fax M. MAZEL est devenu un peu optimiste et change la technique de l'opération en me proposant deux interventions, le quatre et le onze Janvier. La première consiste à tirer sur la colonne vertébrale pour libérer le plus possible la moelle épinière et remettre quatorze vis et deux plaques pour fixer et soutenir la colonne vertébrale de l'extérieur. La deuxième consiste à prendre une greffe du péroné de la jambe droite, pour greffer et soutenir la colonne vertébrale, de l'intérieur, en entrant par la cage thoracique. Et si je suis d'accord je dois rentrer à la clinique le premier Janvier, je n'ai pas mis beaucoup de temps à réfléchir.
Le 01 / 01 / 1994, je sors de l'hôpital Suisse en ambulance, direction de la clinique de la porte de Choisy, ma décision a été prise à condition que les deux professeurs se mettent d'accord sur la technique, c'est cela que M. MAZEL m'a affirmé dès le premier jour. La veille de la première opération je demande au père CHATILLION de me porter le sacrement des malades. J'ai demandé aussi à M. MAZEL de le bénir avec l'huile de l'icône de Marie porte du ciel, il accepte sans problème.
Le 04 / 01 / 1994, la première intervention se passe le matin, là j'aimerais bien signaler l'importance des prières qui sont dites en ma faveur, une grande chaîne de prière d'Égypte, de France, d'Italie, d'Allemagne, d'Angleterre, de Canada, d'Australie, de Liban, là ou j'ai des amis ou de la famille, c'est vraiment l'union des cinq Continents ; je crois que Dieu ne peut pas résister à toute cette armée de prière, ici on ne peut expérimenter qu'une seule chose: la puissance et l'efficacité de la prière. La présence d'Yvette à qui j'ai confié mon testament été aussi importante comme si c'était vraiment ma mère. En tout cas l'opération s'est bien passée "grâce à Dieu "!
Le 11 / 01 / 1994, la deuxième intervention se passe aussi bien que la première. J'avais bien sûr très mal au dos, pour cela on me branchait avec de la morphine pour calmer les douleurs, donc un bras en moins, et au-dessous de l'autre bras j'avais la cicatrise, plus les deux jambes qui ne fonctionnaient pas.
En effet je ne pouvais rien faire, même manger tout seul !!! Et là je rends vraiment grâce à Dieu pour la présence de beaucoup de monde près de moi, dés le début de la paralysie, et même avant, j'avais mon ami Roumani. Les soeurs missionnaires du St. Ésprit qui étaient toutes sans exception prêtes à me rendre n'importe quel service. Il faut dire aussi qu'elles ont même aménagé ma salle de bain pour que je puisse aller en fauteuil roulant. Sans oublier aussi les soeurs de St. Thomas de Villeneuve qui me considèrent comme le fils de leur maison, avec tout ce que cette filialité compte, aussi la communauté des soeurs de la Ste. Famille et quelques amis(e)qui venaient me donner à manger à la clinique, ou me faire des courses ou prévenir ma famille en Égypte par téléphone tels que Christiane, Mona, Wagih, Georges, Antoine etc., en fait je ne me suis jamais senti seul, tous les jours j'avais de la visite.
Le 25 / 01 / 1994, je retourne au centre de rééducation de Granville; il faut dire aussi que c'était sans espoir de la part des médecins que je marche. La kiné m'apprenait au début de mon séjour les déplacements du fauteuil au lit, aux toilettes dans le fond on m'apprenait à être autonome en restant handicapé.
J'ai été quant-à-moi heureux, et je m'acceptais tel que je suis, car dans le fond de moi-même j'avais le sentiment que je guérirais, mais malgré ce sentiment je me préparais à être sur fauteuil toute ma vie. J'avais même commencé les démarches auprès du père MAKSOUD directeur de l'oeuvre d'Orient pour qu'il m'aide à trouver une voiture adaptée, qui me permette d'aller au cours et finir mes études. C'était quelque chose de fondamental pour ma mission en Égypte de finir ces études, ensuite le père MAKSOUD gentil comme il est toujours, m'envoie un chèque contenant la somme nécessaire pour une voiture neuve.
Il faut dire que grâce à Dieu, et ma foi en Lui, tous mes problèmes se règlent, il suffit pour moi de lever les bras au ciel pour que soit là ce que j'avais demandé ; il ne faut pas croire que je suis un saint, je suis très loin de l'être, mais je ne sais pas pourquoi Dieu me comble de grâce, sûrement Il attend de moi quelque chose, quoi ??.
C'est à la mi - Avril que le "miracle" est arrivé, en essayant de me mettre debout pour la première fois avec l'aide des barres parallèles, cela sans que la kiné le sache. Dés qu'ils ont su que je pouvais me mettre debout, ils m'ont appris à marcher comme à un bébé à qui l'on apprend pour la première fois à marcher, vraiment, j'avais complètement oublié comment marcher!! Au début je demande à Yvette de m'aider à marcher dans ma chambre sans que personne sache. J'ai été accompagné même pour descendre du lit, et petit à petit je fuyais l'accompagnement pour marcher tout seul, avec deux cannes anglaises. Il m'est arrivé quelques fois de tomber, mais grâce à Dieu sans rien casser.
Le 21 / 5 / 1994, je quitte le centre pour rentrer à Paris en utilisant deux cannes anglaises. Le 26 / 5 / 1995, je revois M. MAZEL en consultation; ravi de me voir debout, il confesse l'efficacité de la Vierge Marie et mon courage ainsi que ma volonté, sa fameuse phrase a été " Elle est efficace votre Vierge ".
Le 01/ 6 / 1995, Je suis parti avec Yvette en Égypte pour passer un mois, et au retour à Paris j'ai repris mes soins de rééducation à la Châtaigneraie : de 05 / 7 / 1994 au 13 / 02 / 1995. Il ne faut pas oublier que depuis le 01 / 01 / 1995, j'ai commencé à marcher sans cannes, bien sûr avec difficulté mais grâce à Dieu pour tout. Depuis le début du mois de Mars jusqu'à ce jour de 23 Décembre 1995 je continue à faire de la rééducation chez un kiné privé. Je dois aussi de temps à autre faire quelques séances de rééducation intensif au centre de GRANVILLE, pour entretenir et si possible améliorer mon dos et mes jambes.
Depuis mon enfance, j'ai connu la souffrance, morale avec la mort de mon père et physique avec cette maladie. Mais malgré tout cela, je confesse l'amour infini de Dieu pour moi, cet amour qui se concrétise par tous les gens que je connais et rencontre et qui m'aime, par la joie que j'ai toujours dans mon coeur.
Qui peut enlever la joie que le Seigneur met dans nos coeurs ? Personne ! Il a promis, et sa promesse se réalise en moi. Il est vrai que je n'ai jamais connu la tristesse telle qu'elle est expliquée aujourd'hui; c'est à dire être angoissé, enfermé, inquiet, en tout les cas ce n'est pas à cause de mes souffrances, mais peut être à cause d'autre chose, la preuve c'est que je jouais au football en même temps que j'étais dans une chemise en plâtre. J'ai vécu cette enfance dans la souffrance mais aussi dans la joie.
Dieu m'a aimé, m'aime, et m'aimera, car Il ne peut être qu'Amour, je crois et le confesse chaque jour et chaque instant. Cet Amour veut se montrer, pour cela Il prend le visage de l'homme le plus proche de Lui. Un jour, au centre de rééducation, je me réveille sur cette réalité, je n'ai jamais pensé que ça peut m'arriver, les filles me disent que je suis beau !! Je me suis dit en moi-même que ce n'est pas possible, ces filles sont aveugles, elles ne voient pas clair. Mais dans ma prière, je me suis rendu compte qu'elles avaient raison car elles ne me voient pas moi, mais Jésus en moi. Jésus aime bien se manifester par ses fidèles, frères et soeurs. Pour en arriver là, il faut se dire chaque jour " ce n'est plus moi qui vit, mais c'est le Christ qui vit en moi".
En effet, l'amour peut tout faire comme nous dit St. Paul (1Co 13/1+), mais sans la foi il lui manquera de l'énergie, pour cela Jésus guérit les malades non pas seulement par sa puissance mais encore par leur foi.
" Ta foi t'a guéri " c'est la parole que Jésus a dit, dit, et dira à tous ceux qui lui demandent avec insistance, car la foi est un don gratuit, qui est donné à chaque nouveau né, et c'est à chacun de le faire fructifier par les moyens qui lui sont donnés.
C'est dans l'espoir d'être guéri complètement que je fais ce témoignage, parce que je crois à votre prière, et parce que je sais bien que quand on demande à quelqu'un de prier pour un cas, il aime savoir si ses prières ont été efficaces et exaucées, donc je vous assure de l'efficacité de votre prière et vous demande de continuer.
Enfin, j'aimerais de tout mon coeur demander pardon à toutes les personnes que j'ai offensées durant tout ce temps, et remercier Dieu pour toutes les grâces qu'il m'accorde, et vous tous qui êtes mentionnés dans ce témoignage, ainsi que tous ceux qui m'ont aidé de près ou de loin et qui ne sont pas mentionnés, je remercie tout particulièrement les médecins qui mon suivie, ainsi que le personnel des centres de rééducation.
Restons unis dans la prière, et que la grâce de Jésus-Christ notre Seigneur, l'amour de Dieu le Père et la communion de l'Esprit Saint soit toujours avec nous tous, et nous accompagne maintenant et à jamais.